A noter que le match amical ente Fréjus St Raphaêl vs Nîmes devrait être annulé, puisque les 2 équipes se rencontreront en championnat lors de la 2ème journée
Quant aux matches amicaux du 29 juillet contre Istres et du 30 juillet contre Marseille, 1 équipe différente jouera chaque match..
Au parc des sports de Millau (Aveyron), les Crocodiles affrontent Rodez (Ligue 2) pour leur deuxième match de préparation. Ce sera l’occasion pour Sory Doumbouya de peut-être marquer son premier but avec Nîmes Olympique. L’attaquant franco-guinéen, qui a beaucoup voyagé et qui n’a pas été épargné par les blessures, veut monter en Ligue 3 avec le NO et il souhaite poser durablement ses valises dans le Gard.
Nîmes Olympique joue son deuxième match amical à Millau face à Rodez (Ligue 2). Qu'attendez-vous de cette rencontre ?
Sory Doumbouya : Déjà l'entraîneur attend de nous que nous passions un cap sur le plan physique, tactique et technique. Nous devrons être solides, puis commencer à trouver des automatismes offensifs. Le plus important, c’est d’être tous au top le 22 août pour le premier match de championnat au Canet-en-Roussillon.
Votre père, Mohamed Ali Doublouya, était footballeur professionnel et international guinéen. À quoi a ressemblé votre enfance dans cet environnement ?
J’ai souvent déménagé, 13 ou 14 fois, quand j’étais jeune et j'ai habité beaucoup de villes comme Orléans, Rouen, Libourne et Gueugnon.
Où avez-vous fait vos classes ?
Quand mon père est parti jouer à l’étranger, je suis rentré au FC Gueugnon des moins de 14 ans aux moins de 17 ans, puis je suis allé au centre de formation de Dijon. Au DFCO, j’ai été convoqué quatre fois avec le groupe de Ligue 1 et je suis devenu international moins de 23 ans avec la Guinée.
Que vous a-t-il manqué pour signer professionnel à Dijon ?
Nous étions trois joueurs de la réserve à avoir des propositions de contrat professionnel. Mais une nouvelle direction est arrivée, le directeur sportif est parti et l’entraîneur a été remplacé. Alors nous n’étions plus la priorité et ça ne s’est pas fait.
Qui était votre entraîneur au DFCO ?
Je pense qu’avec Olivier Dall’Oglio j’aurais eu ma chance, mais il a été limogé au bout de six mois. Puis, il a été remplacé par Antoine Kombouaré qui est parti en fin de saison.
Que s’est-il passé ensuite ?
Je suis passé par Saint-Priest la première année du Covid, avec pas beaucoup de matchs. Puis, j’ai joué avec la réserve de Rodez mais après six mois, j’ai pris la direction de GOAL FC en N2. Arrivée à la visite médicale, ils ont décelé qu’il me manquait un ligament croisé à gauche et trois mois après c’est le droit qui a pété et je me suis fait opérer les deux en même temps.
Comment avez-vous vécu cette période ?
J’ai passé un mois et demi en fauteuil roulant et j’ai repris avec le groupe au bout de huit mois et demi. Ce n’était pas facile, d’autant que je suis parti dans un centre de rééducation et on sortait du Covid, donc je n’avais pas le droit aux visites. Je suis resté là-bas tout seul dans ma chambre et dans la salle du kiné. Je n’ai pas mis le pied dehors pendant trois semaines.
À cette époque, avez-vous pensé à arrêter le football ?
Non, je savais que ça allait être long et difficile mais qu’il fallait s’accrocher. Cela fait partie du métier. Mon père a été blessé aux deux tendons d'Achille, ce qui l’a privé de la Coupe d’Afrique des nations en 2008. Les blessures, ça rend plus fort et la négativité, ça n’apporte pas grand-chose.
Dans l’effectif de Nîmes Olympique, connaissez-vous certains joueurs ?
J’ai connu Diaby Doucouré au GOAL FC et il y a Othmane Benhamza que j’ai souvent affronté quand il était à Louhans-Cuiseaux.
Après GOAL FC, qu’avez-vous fait ?
Je suis parti à Limonest et sur les 18 mois où j’y suis resté, j’ai mis 18 buts en N3. Après, j’ai pris la direction de Rumilly où l’on a fait une belle saison avec un maintien. J’ai participé à 29 matchs sur 30 avec neuf buts et neuf passes décisives. C’est ce qui m’a permis de signer à Cannes.
Accordez-vous beaucoup d’importance aux statistiques ?
Oui. C’est malheureux, mais les attaquants sont beaucoup jugés sur les statistiques. Je n’en fais pas une fixation non-plus et je suis altruiste. Si l’équipe tourne bien, les stats viendront toutes seules.
Cette saison, vous êtes-vous fixé un objectif en termes de buts et de passes décisives ?
Oui, être le plus souvent possible titulaire et, au niveau des stats, faire mieux que ma saison à Rumilly, c’est-à-dire passer la barre des 10 buts et 10 passes décisives.
Quel regard portez-vous sur votre saison cannoise ?
J’ai commencé titulaire mais je me suis blessé à la cuisse gauche. J’ai mis trois ou quatre semaines pour revenir et à ce moment, en raison des mauvais résultats, le staff s’est fait limoger et la direction a changé. Puis, pour le premier match du nouvel entraîneur, je me suis reblessé à la cuisse. J’ai perdu du temps et à la trêve j’avais des premiers contacts avec Nîmes Olympique, mais Cannes ne souhaitait pas me libérer.
Quel souvenir gardez-vous du match aux Antonins, en fin de saison, et de la victoire nîmoise ?
C’est là que j’ai compris l’engouement autour de Nîmes Olympique. Je retiens l’ambiance. C’est le genre de match qui marque, car ce n’est pas tous les jours que l’on joue devant 8 000 personnes. Il y avait la ferveur et les fumigènes. Si on pouvait jouer des matchs pareils toutes les semaines, ça serait top.
Quoi qu’il arrive, il faut rester soudés et que le public reste derrière nous. Quelquefois ça ne sera pas joli et on remportera des matchs et parfois ça sera plus joli mais on se fera accrocher.
Votre venue s’est finalement concrétisée cet été. Aviez-vous d’autres prétendants ?
Dans notre poule, il y a quatre ou cinq clubs qui m’ont appelé, dont Créteil, mais ma décision était déjà prise. Nîmes est un club qui me correspond par rapport à mes valeurs. Les gens de mon entourage disent que je suis un soldat et je pense qu’ici, si tu es un soldat, tu pars avec un peu d’avance.
Connaissiez-vous la région nîmoise ?
C’est une belle région et quand j’étais enfant, je venais souvent en vacances au Grau-du-Roi, ce n’est pas très loin.
Quel est votre objectif avec Nîmes Olympique ?
J’ai signé pour deux saisons. Le but est de monter en Ligue 3 et de m’inscrire sur un projet à long terme. J’ai deux enfants (Khal 17 mois et Lamine 7 mois) et j'aimerais leur éviter de déménager autant que moi.
Pourquoi avoir choisi de porter le numéro 12 ?
Parce que mes deux fils sont nés au mois de décembre et que c’est le douzième mois.
Quelles sont vos qualités d’attaquant ?
Je suis puissant et j’aime le duel. Je suis également fin techniquement car je suis gaucher. J’ai un bon jeu dos au but et dans le domaine aérien. Je sais aussi prendre la profondeur.
Avez-vous des points à améliorer ?
Défensivement, il faut plus aider l’équipe et faire encore plus d’effort.
Vous êtes international moins de 23 ans avec la Guinée, pensez-vous toujours à pouvoir évoluer avec cette sélection ?
Quand on est en N2, on sort un peu du circuit. C’est compliqué et en Ligue 2 ça ouvre plus de possibilités mais la sélection guinéenne, j’y pense encore.
Qui est le joueur de football que vous admirez le plus ?
Pour sa longévité, pour son éthique de travail, c’est le Portugais Ronaldo. Mais je peux aussi regarder pendant des heures des vidéos de l’autre Ronaldo, le Brésilien. En plus, il a eu deux opération aux genoux comme moi. Je sais ce qu’il a vécu.
Vous avez de nombreux tatouages sur le corps, quelle en est la signification ?
Par exemple, 1978 est l’année de naissance de mes parents et 1999, c’est la mienne. Il y a des tatouages qui symbolisent des personnes de ma famille, notamment mes grands-parents paternels qui sont décédés. Il y a aussi mon frère, ma sœur et mes parents. Puis sur mon cou, est inscrit le mot famille en chinois. Mais maintenant j’arrête les tatouages, ça fait trop mal.
Quelles sont vos activités en dehors du football
J’aime jouer en réseau à la console avec des jeux comme Call of Duty et FIFA. Je regarde la Formule 1. J’aime bien aussi jouer au basket car ma femme est une ancienne basketteuse. Il a été formé à Chalon, puis elle est passée par l’ASVEL. Désormais elle est aide-soignante. Mais depuis l’arrivée des enfants, on fait des promenades et on m’a conseillé d’aller aux Jardins de la Fontaine.
Quel métier auriez-vous exercé si vous n’aviez pas été footballeur ?
J’aime la mécanique et les voitures, surtout les grosses. J’aurais mis les mains dans le cambouis. Mon grand-père maternel retape des vieilles motos et quand j’étais petit je passais beaucoup de temps avec lui.
Qu’avez-vous comme voiture ?
Un Ford Kuga, c’est familial et pratique pour les enfants (rires).
Norman Jardin
« il faut ramener le Nîmes Olympique à sa place », affirme Thierry Cenatiempo, le président du Nîmes Olympique
À un mois de la reprise du championnat de National 1, le président du Nîmes Olympique, Thierry Cenatiempo, a accordé un entretien au Réveil du Midi. Situation du club, mercato, formation, DNCG, ambitions, stade des Costières ou encore abonnements : il répond à toutes nos questions.
Le club a connu quelques remous ces dernières semaines entre l'écartement du staff de Mickaël Gas (Le 18 mai dernier, alors que le Nîmes Olympique venait de terminer 2e à un point de la montée, le Président Cenatiempo avait écarté Mickaël Gas ainsi que plusieurs membres du staff, NDLR) et certains partenaires qui se sont écartés du club. Quelle est l'ambiance aujourd'hui au sein du club ?
Thierry Cenatiempo : « Oui, c'est l'histoire de la vie d'un club. Aujourd'hui, tout va bien. C'est serein, c'est positif. On est concentrés sur la saison à venir. On a des partenaires qui ne renouvellent pas, mais on a aussi des nouveaux qui arrivent. Le renouvellement est excellent. Beaucoup de sérénité. »
Le mercato est-il aujourd'hui bouclé à 80 %, à 90 %, ou reste-t-il encore plusieurs recrues à venir ?
Thierry Cenatiempo : « Il est bouclé en grande partie. Après, c'est toujours intéressant pour le coach de voir, au fur et à mesure de l'évolution de la préparation et des matchs amicaux, les ajustements qui sont nécessaires. Il y aura certainement deux ou trois retouches, mais l'essentiel du groupe est déjà là. »
La formation est un point qui vous tient à cœur. Est-ce qu'au cours de la saison plusieurs joueurs de la réserve auront la possibilité de s'entraîner avec le groupe professionnel, mais également de disputer quelques minutes en National 1 ?
Thierry Cenatiempo : « Il faudra qu'ils aillent les chercher, il faudra qu'ils le méritent. Mais oui, la réponse est largement oui. On va énormément faire évoluer les choses pour qu'il y ait des liens beaucoup plus forts entre l'équipe première et le football à onze, notamment à partir des U17, des U18 et de la réserve. Beaucoup plus de synergie que la saison dernière. C'est un axe important et prioritaire. »
La DNCG vous a encadré la masse salariale du club. Est-ce que cela vous a empêché de recruter comme vous le souhaitiez ou la marque Nîmes Olympique séduit toujours autant ?
Thierry Cenatiempo : « La mesure d'encadrement est identique à celle de la saison précédente. L'évolution, c'est que la saison dernière nous étions encadrés à 800 000 euros. Là, nous avons été encadrés à 1,2 million d'euros. Ça nous laisse largement de quoi travailler. Ça ne pose aucun souci. Pour nous, ça ne pose aucune difficulté. »
Quelle est la masse salariale du club pour la saison prochaine ?
Thierry Cenatiempo : « Elle est plafonnée à 1,2 million d'euros. Ce qui ne veut pas dire que nous utiliserons forcément les 1,2 million. Mais voilà, c'est un plafond. Si vous reprenez l'historique de l'année dernière, on était à 800 000 euros. Là, on a progressé de 33 %. La saison dernière, la mesure a été levée au mois de novembre. Il est tout à fait possible et envisageable que la DNCG lève la mesure en fin d'année. Pour information, la mesure avait déjà été levée en novembre 2025. Pour autant, nous n'avions pas utilisé les 800 000 euros. Il y a donc de la marge. »
Vous avez affiché très tôt l'objectif de montée. N'avez-vous pas peur que cette pression se retourne contre l'équipe ?
Thierry Cenatiempo : « Non, parce qu'on ne peut pas se cacher. De toute façon, je l'avais déjà annoncé à l'été 2025. Il faut ramener Nîmes Olympique à sa place d'ici deux ans. Clairement, Nîmes n'a rien à faire à ce niveau-là. C'est un club historiquement de Ligue 1 et de Ligue 2. On doit le ramener à sa place. Qu'est-ce qu'on penserait si le club n'affichait pas cette ambition-là ? Si on disait que l'objectif était le maintien, ce serait impossible. Ce serait un manque de courage, un manque de transparence. Ce qui va nous permettre de réussir nos objectifs, c'est de faire preuve de beaucoup d'humilité. Il y a beaucoup de travail. Mais on a le droit de travailler, d'être humble et d'afficher son ambition. »
Quels seront, selon vous, les principaux concurrents de Nîmes cette saison ?
Thierry Cenatiempo : « J'aurais envie de vous répondre : tous. Il faut vraiment respecter nos quinze adversaires. Regardez la saison de Saint-Maur la saison dernière, personne ne s'attendait à ce qu'il termine troisième. Tous nos adversaires méritent du respect. Nîmes doit d'abord regarder ce qu'il fait. On n'a personne à craindre non plus. On doit respecter tout le monde et ne craindre personne. »
Si Nîmes ne monte pas cette saison, est-ce que ce sera un échec ?
Thierry Cenatiempo : « Oui. Moi, je n'aime pas trop parler du résultat, de la finalité. Je préfère parler des moyens. Je préfère parler du chemin. Je crois que c'est le coach qui le dit et je reprends volontiers cette formule. On va vraiment tout mettre en œuvre, travailler sur tous les petits détails qui doivent nous permettre d'être très performants la saison prochaine. Si on ne parvient pas à l'objectif, évidemment que ce sera une déception. Mais aujourd'hui, on est concentrés sur tous les petits détails qu'il faut améliorer, avec beaucoup d'humilité et beaucoup de travail, pour réussir ce que nous avons entrepris. »
Le mois dernier, la municipalité a fait visiter le stade des Costières à la presse. Nous nous sommes rendu compte qu'il était dans un meilleur état qu'annoncé. Un retour à court terme, est-il réalisable selon vous ? Et surtout, en avez-vous envie ?
Thierry Cenatiempo : « Oui, envie, bien entendu. Cela voudra dire déjà que le stade aura été réhabilité, ce qui sera une bonne nouvelle pour tous les Nîmois et tous les supporters qui, je le sais, sont très attachés à ce stade. Cela voudra dire aussi que Nîmes sera de retour à sa place. Je pense qu'un accélérateur sera la situation sportive du club. Je ne suis pas dans le secret des finances publiques, mais forcément que je souhaite qu'il revienne aux Costières et qu'une belle rénovation du stade soit entreprise. »
Avec les belles prestations sportives, mais également l'ambiance en tribunes la saison dernière, avez-vous reçu des propositions d'équipementiers plus médiatisés qu'Eldera ? Et quand découvrirons-nous les nouveaux maillots ?
Thierry Cenatiempo : « Non, pas de propositions. De toute façon, nous sommes sous contrat avec notre équipementier qui nous donne toute satisfaction. Il faut se souvenir de la saison dernière : il fallait une réactivité et une agilité qui ont été impressionnantes de la part d'Eldera. Donc non, pas de sollicitations puisqu'il y a un contrat en cours. Le nouveau maillot sera présenté début août. »
Le nombre d'abonnés se situe actuellement proche de 1 400. Êtes-vous déçu qu'il y ait moins d'abonnés que la saison dernière ? Comment expliquez-vous cette baisse ?
Thierry Cenatiempo : « Nous sommes encore à un peu plus d'un mois du premier match à domicile. Il reste donc encore le temps de s'abonner. L'année dernière, c'était très particulier parce que nous avions lancé une campagne de pré-abonnements en raison de la DNCG, ce qui avait incité les supporters à s'abonner très tôt. Cette année, ce n'est pas le cas. Ils ont jusqu'au 29 août pour s'abonner avant la première rencontre à domicile (Le retour aux Antonins est prévu le 29 août prochain face à Fréjus-Saint-Raphaël, NDLR). Je pense sincèrement que nous serons au-dessus du nombre d'abonnés de la saison dernière. Nous étions à un peu plus de 2 060 abonnés, mais beaucoup d'abonnements avaient été réalisés après le premier match et encore au mois de septembre. Je pense que nous serons largement au niveau de la saison dernière. »
Quel message souhaitez-vous adresser aux supporters du Nîmes Olympique pour la saison prochaine ?
Thierry Cenatiempo : « L'année dernière, nous disions : "Ensemble". Aujourd'hui, je vais dire la même chose : l'union fait la force. L'an dernier, nous avons vu à quel point le fait d'être portés par notre public avait bonifié nos performances. Elles devront être encore meilleures cette saison. Nous aurons encore plus besoin de nos supporters pour nous porter là où nous avons envie d'aller. »
Gautier Gapihan Le Réveil du Midi - 20 07 2026
Le Nîmes Olympique jouera six matchs amicaux avant la reprise du championnat de France de Ligue 3 (ex-National 1) le 22 août prochain. Les Crocodiles disputeront le premier à huis clos à Nice (L1) le 18 juillet. Ils affronteront ensuite le 22 juillet Rodez (L2) à Millau. Troisième match amical le 25 juillet à Mours face à Saint-Priest.
Les Nîmois enchaîneront ensuite avec trois rencontres amicales à domicile. Le 29 juillet face à Istres (Nat.), le 8 août face à Fréjus (Nat.) et le 15 août face à Beaucaire (N2). Les horaires ne sont pas connus.
Colin Dlpt·
Petite info du dimanche : Nîmes Olympique va finalement jouer l'Olympique de Marseille en amical le jeudi 30 juillet à 18h à la Commanderie